La Maison des âmes, LMDA
Sandrine Bonnaire nous parle de « La Maison des âmes », pour accueillir les femmes victimes de violences – ELLE

« Le 21 janvier dernier, Sandrine Bonnaire a réuni plusieurs personnalités du monde de la culture à la Bellevilloise, une salle de concert dans le 20è à Paris. L’idée ? Mettre un coup de projecteur sur un projet ambitieux qui n’attend désormais plus que des financements pour voir le jour.

Nous avons demandé à la comédienne de nous en dire plus sur « La Maison des âmes ». « L’idée est de créer une maison d’accueil d’urgence pour les femmes victimes de violences et leurs enfants. Il y aurait du personnel soignant et des spécialistes pour les accompagner jusqu’à leur réparation aussi bien physiquement, psychologiquement que juridiquement. 

Ce ne serait pas juste les prendre en charge pour une nuit mais sur un certain temps, jusqu’à ce qu’elles soient plus en confiance avec elles-mêmes et qu’elles puissent repartir de nouveau », explique Sandrine Bonnaire. Un partenariat avec un hôpital et avec un commissariat de proximité sont actuellement à l’étude, de même que travailler avec des associations. Pourquoi ne pas imaginer aussi rebooster l’estime de soi bien souvent cabossée après des années d’emprise ? »

 Il faut trouver toutes les personnes compétentes et tous les postes nécessaires pour aider à réparer toutes ces femmes.

Sandrine Bonnaire

« C’est une rencontre qui a donné vie à ce projet engagé. Sandrine Bonnaire a fait la connaissance bien avant la marche #NousToutes d’Hela Daboussi, une habituée du 18ème arrondissement de Paris où s’élèvera La Maison des âmes.

La jeune femme de 28 ans se présente d’ailleurs aux municipales mais ce projet se veut apolitique, insiste Sandrine Bonnaire, qui a décidé d’ouvrir son carnet d’adresses pour faire rayonner La Maison des âmes. « Je peux soutenir Hela en créant des événements comme l’autre soir à la Bellevilloise.

 Je suis un peu le messager, c’est ma fonction dans ce projet, de même qu’essayer de l’aider à trouver des financements. Je souhaite vivement faire venir des artistes dans cette maison. Et intervenir aussi sur la parole, car cela m’est arrivé et je pense qu’il est possible de se reconstruire. On a été victimisées, meurtries, mais on n’est pas condamnées », ajoute-t-elle avec force. »

© Alice Clot